Stéphanie Boulay est graphiste et plasticienne, spécialisée dans l’identité visuelle, l’édition et les ateliers de création autour du collage et de la réutilisation de matériaux, alliant design et démarche artistique écoresponsable.

Je suis peintre et dessinateur. Mon travail plastique s’établit pour une large part depuis la reprise de la peinture européenne des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles, période qui pèse sur mes gestes, tour à tour les embarrassant et les inspirant.
Je pars d’œuvres existantes, des tableaux de chasse assez souvent… Les chiens qu’on y trouve m’intéressent particulièrement. Je les extrais de leur contexte pour en faire les pivots de nouvelles compositions. C’est une manière pour moi de travailler avec une imagerie désuète, désaffectée, et de la rouvrir au jeu de la contemplation.
Je développe aussi ma peinture autour d’un principe de dérive : il s’agit de s’éloigner, étape par étape, d’une copie servile, de produire des écarts pour s’octroyer une autorisation de travailler à partir de plutôt que malgré ce qui précède.
Ce lieu est au cœur de ce travail. La présence des résident·es hébergé·es par le CHU en déplaçait l’usage : par les multiples circulations, des rythmes se superposaient ; l’espace était traversé, partagé…
Dans la même catégorie
Alexandre Herrou est peintre et dessinateur, travaillant principalement à l’acrylique, dont la pratique s’inscrit dans une relecture de la peinture européenne des XVIᵉ et XVIIᵉ siècles à travers la copie, la mémoire et le détournement d’œuvres existantes.