PORTRAIT OCCUPANT·ES – JEREMY DAURU

Je suis architecte de formation, mais j’ai très vite bifurqué vers la photographie après mon diplôme. Depuis, avec Antoine, on forme un binôme de photographes de territoire : on travaille notamment avec des CAUE, des Maisons de l’Architecture, et d’autres acteurs liés à l’urbanisme et au paysage.

On fait de la photographie d’architecture, de paysage et d’urbanisme, mais aussi des side projects : expositions, tables rondes, éditions… en solo ou en duo. On s’est rencontrés pendant nos études d’architecture; et ça a tout de suite matché.

L’intérêt d’être aux Bains Douches, c’est justement d’être plusieurs indépendants réunis au même endroit. On a tous nos activités, mais on partage la même réalité, les mêmes défis, et cette émulation collective fait beaucoup de bien. J’ai déjà travaillé dans des espaces communs avant, et je sais à quel point cette dynamique collective motive le travail au quotidien.

Ce que j’aime ici, c’est aussi l’idée de faire rayonner la culture dans le quartier : à travers les événements, les portes ouvertes, ou des moments conviviaux qui permettent d’aborder des sujets artistiques et urbains. J’ai déjà collaboré avec un ancien résident, et je sais que beaucoup de projets collectifs émergent entre occupants, comme Les Cabanes à Fontenay, où plusieurs résidents ont travaillé main dans la main.

Et puis il y a une vraie proximité avec la ville : l’équipe municipale est impliquée, ce qui permet de créer des liens et des projets communs. Cette relation directe avec la municipalité rend le lieu encore plus vivant et ancré dans son territoire.

En ce moment, je travaille sur un projet photo à long terme autour des mutations de Montreuil. Je vais aussi animer des ateliers de tirage argentique dans le cadre du dispositif MARMOE, au Centre d’Art Contemporain Tignous.

Mon approche est une forme de photographie géographique, qui interroge la politique d’aménagement des villes dans la métropole parisienne : la place du corps, des végétaux, la liberté d’expression, le patrimoine qui évolue dans l’espace public. Je m’intéresse à ce qui disparaît, ce qui reste, ce qui réapparaît, une sorte d’observatoire sensible de la ville.

Je mène aussi un autre projet, intitulé “Montreuil Parle” : un travail photographique commencé pendant le confinement, qui s’intéresse à la parole militante dans l’espace urbain. Montreuil est une ville très engagée, où les tags, affiches et inscriptions racontent les luttes et les espoirs d’une époque : féminisme, écologie, LGBTQIA+, anticapitalisme… Je photographie ces murs qui s’expriment, comme un miroir des mouvements sociaux. J’envisage une seconde édition de ce projet dans quelque temps.

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de Plateau Urbain